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Comment la cartographie communautaire peut permettre une prise de décisions mieux éclairée dans le Bassin du Congo

lundi 1 octobre 2018

Carte qui montre les superpositions des concessions forestieres et de conservation avec les espaces coutumiers des
communautes | Source: MappingForRights, WRI

Comment définir l‘emplacement et les frontières d’une nouvelle aire protégée ? Comment de nouvelles plantations d’huile de palme risquent-elles d’affecter les habitants des forêts environnantes ? Que peuvent faire les communautés forestières pour sécuriser au mieux leurs terres et améliorer durablement leurs conditions de vie ? 

Pour répondre à ces questions, particulièrement cruciales en ce qui concerne les forêts tropicales comme celles du le Bassin du Congo, nous avons besoin de cartes et données fiables qui reflètent les réalités des populations présentes sur le terrain. 

Les droits de l’homme sont trop souvent ignorés et minés à cause du manque de telles informations. Cela a longtemps été le cas dans le Bassin du Congo, où des projets de grande envergure, telles que les concessions agricoles ou forestières industrielles, ou encore les aires protégées, sont décidés de manière verticale et centralisée,  sans prendre en compte leurs impacts sur les communautés locales déjà démunies.     

C’est là que l’initiative primée de la RFUK, MappingForRights, entre en jeu. Grâce à la création de cartes très détaillées sur l’utilisation des terres et des ressources dans la forêt tropicale,  mettant en lumière l’existence de droits coutumiers, les gouvernements, les entreprises et les organisations non gouvernementales peuvent prendre des décisions plus éclairées et atteindre des résultats plus durables.

Depuis la création de MappingForRights en 2011, plus de mille communautés d’Afrique centrale ont cartographié plus de sept millions d’hectares de forêt tropicale – une zone qui fait presque la superficie de l’Ecosse.  

Ces cartes commencent à changer la manière dont on perçoit les forêts tropicales d’Afrique. Elles aident à réaliser que ces forêts, loin d’être des espaces vides, sont en réalité des paysages façonnés au fil des générations (même des millénaires) par des populations traditionnelles.  

Dans cette nouvelle série de notes d’information, nous explorerons la manière dont les outils de cartographie communautaire peuvent éclairer la prise de décisions dans la région, en présentant des recommandations concrètes pour réformer les lois et politiques relatives aux  industries extractives, à la conservation de la nature, aux projets de lutte contre le changement climatique et plus encore.        

Dans la première de ces notes, nous nous penchons sur le cas de la province de Mai Ndombe en République Démocratique du Congo (RDC), qui accueille le programme juridictionnel  pour la réduction de la déforestation et de la dégradation forestière (REDD+) le plus important au monde. Les connaissances acquises grâce à MappingForRights nous aident à démontrer pourquoi un changement de cap est urgent et nécessaire –  changement qui mettra les droits des peuples forestiers au centre des efforts pour réduire la déforestation. 

Pour lire la note en entier, cliquez ici. Et pour retrouver toutes nos autres publications dans cette série, cliquez ici.

 

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