RÉSUMÉ

L’exploitation forestière industrielle est l’un des principaux moteurs de la déforestation dans les Tropiques. Dans le bassin du Congo notamment, les gouvernements attribuent de vastes étendues de forêts à des compagnies forestières sans reconnaître les revendications préexistantes des communautés locales sur ces terres.

LE CONTEXTE

Environ un quart (50 millions d’hectares) de la forêt tropicale du bassin du Congo est actuellement alloué à l’exploitation forestière industrielle, une activité qui génère des retombées économiques minimes, ne contribue pas à un développement véritable, provoque souvent des conflits avec les communautés locales et est largement associée à la corruption et à l’illégalité.

Les gouvernements ont du mal à surveiller les activités des industries extractives et pour s'assurer qu'elles remplissent leurs obligations sociales et environnementales. Cela laisse les forêts et les communuatés locales extrêmement vulnérables.

En République démocratique du Congo, pays qui abrite la moitié des forêts tropicales restantes du bassin du Congo, un moratoire du gouvernement sur l’attribution de nouvelles concessions d’exploitation forestière est en place depuis 2002.

Nos travaux

  • En collaboration avec une alliance de partenaires locaux et internationaux, depuis 2002, RFUK dirige une campagne continue afin de maintenir un moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions forestières en RDC, empêchant ainsi jusqu’à 70 millions d’hectares de forêts de tomber entre les mains de l’industrie forestière.
  • En juillet 2017, nous avons alerté la communauté internationale sur les impacts environnementaux potentiels de l’octroi de nouvelles concessions forestières en RDC, en attirant tout particulièrement l’attention sur la vulnérabilité des tourbières riches en carbone que recèle ce pays. Le besoin de protéger les tourbières forestières a ensuite été évoqué lors de la conférence sur le climat COP23 des Nations Unies et cela a donné lieu à la création d’une unité spéciale au sein du gouvernement de la RDC et favorisé un dialogue international continu sur la question.
  • Toujours en 2017, nos sympathisants nous ont aidés à défier dans l’urgence une proposition visant à céder 20 millions d’hectares des forêts pluviales du Congo à des compagnies forestières. Notre pétition en ligne a recueilli un total éblouissant de 130 000 signatures, ce qui nous a aidés à bloquer ce funeste projet.

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À PROPOS

En 2017, le gouvernement norvégien, au travers de son Initiative pour la foret de l’Afrique centrale (CAFI), envisageait de financer un programme en cours d’élaboration par l’Agence Française de Développement (AFD) visant à étendre considérablement l’exploitation forestière industrielle dans les forêts tropicales de la RDC.

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