RÉSUMÉ

À travers notre travail sur l’huile de palme dans le bassin du Congo, nous nous efforçons à démontrer que les projets de développement agro-industriels ne doivent pas se faire au détriment des droits des peuples des forêts ou de l'environnement.

Dans d’autres régions du monde, en particulier en Asie du Sud-Est, le coût humain et environnemental de la production industrielle d’huile de palme a largement dépassé ses bénéfices. Nous ne devons pas laisser cette situation se reproduire en Afrique ou ailleurs.

LE CONTEXTE

Les forêts du bassin du Congo, qui couvrent environ 200 millions d’hectares, abritent une grande biodiversité et emmagasinent environ 25-30 gigatonnes de carbone. Elles fournissent également des moyens de subsistance à plus de 40 millions de personnes, dont environ 500 000 membres des peuples autochtones. Malgré cela, les gouvernements de la région accueillent favorablement les investissements de sociétés productrices d'huile de palme souhaitant ouvrir de nouvelles plantations. L’expansion de la production d’huile de palme à grande échelle représente l’une des principales nouvelles menaces pesant sur les forêts tropicales d'Afrique centrale.

Certains producteurs d’huile de palme cherchent à étendre leurs activités de façon agressive en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Les gouvernements encouragent cette expansion agro-industrielle qu’ils considèrent et présentent comme un moyen de favoriser le développement.

La prolifération de plantations de palmiers à huile constitue un facteur essentiel de déforestation, de destruction de terres autochtones, de perte de la biodiversité et d’émission de carbone. Elle a également provoqué des conflits sociaux et privé des communautés locales et peuples autochtones de leurs droits sur leurs territoires.

NOS TRAVAUX

Nous nous concentrons sur le bassin du Congo, où nous travaillons avec des partenaires locaux pour étudier l'impact des plantations d’huile de palme et d’autres projets agro-industriels sur les communautés locales et leur environnement.

Voici quelques-unes de nos réalisations :

  • La RFUK a joué un rôle important dans la sensibilisation à la menace imminente que représente l’expansion de l’huile de palme dans le bassin du Congo, principalement grâce à la diffusion du rapport intitulé « Planter pour détruire ? L’expansion de la culture intensive du palmier à huile dans le bassin du Congo et ses impacts potentiels sur les forêts et les populations.» Ce rapport insiste sur le fait qu’il est encore temps d’empêcher que le désastre social et environnemental qu’a entrainé  la production industrielle d’huile de palme en Asie du Sud-Est ne se répète dans le bassin du Congo.
  • Nous menons des enquêtes sur des projets agro-industriels à grande échelle dans la région afin d’évaluer sur le terrain leurs impacts sociaux et environnementaux, ainsi que les lacunes dans la mise en œuvre de la législation nationale et des normes internationales. Nous cherchons ensuite à en informer les parties prenantes au niveaux national et international, en particulier les gouvernements, les organisations internationales, le secteur privé et la société civile. Nous fournissons des recommandations concrètes sur les façons de mener ces projets de façon à ce qu’ils favorisent véritablement le développement local, qu’ils respectent les droits et protègent l’environnement.
  • Un élément essentiel de notre approche implique le soutien apporté à nos partenaires locaux dans la région pour qu’ils puissent développer leurs propres stratégies de plaidoyer et mettre celles-ci en pratique.

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À PROPOS

La production industrielle d’huile de palme a provoqué des ravages considérables dans les forêts et communautés forestières d’Asie du Sud-Est. Ces ravages menacent de se reproduire dans le bassin du Congo. Ce rapport, publié en 2013, lève le voile sur la récente expansion de plantations de palmiers à huile en Afrique centrale.  

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