RÉSUMÉ

Les politiques et pratiques de protection de la biodiversité ont longtemps échoué à prendre en compte les droits et les besoins des populations autochtones et communautés forestières. Ce faisant, elles ont également échoué à protéger les forêts et leur biodiversité.

Nous plaidons pour un changement fondamental vers un modèle de conservation plus efficace et plus durable : un approche plus respectueuse des droits des communautés, garantissant ainsi une meilleure protection des forêts et de sa faune.

LE CONTEXTE

Le modèle de conservation actuel a un coût humain important. Un grand nombre des 100 000 aires protégées et parcs nationaux qui ont été créés ont impliqué le déplacement de populations autochtones et communautés locales. En échouant à impliquer ces populations, les organisations de conservation gâchent un énorme potentiel de collaboration et de bénéfices mutuels.

Malgré le « nouveau paradigme » annoncé à Durban en 2003, où les acteurs de la conservation se sont engagés à mieux respecter les droits des communautés, dans les faits les populations locales continuent d’être expulsées et dépossédées, leurs activités de subsistance sévèrement restreintes et leurs droits humains fondamentaux bafoués au nom de la protection de la nature. Alors que les Etats espèrent atteindre 17 % d’aires protégées d’ici 2020, selon l’objectif fixé par les Nations Unies, le besoin de faire participer les populations autochtones et les communautés locales n’a jamais été aussi important.


NOS TRAVAUX

Nous nous efforçons de démontrer que la conservation de type communautaire permet non seulement de protéger les droits des communautés forestières mais également de mieux préserver les forêts et leur biodiversité. Nous soutenons l’élaboration de politiques de conservation qui placent la consultation des communautés locales et la recherche de leur consentement au cœur de leur approche.  

Nos réalisations incluent :

  • La publication en 2016 d’un rapport intitulé « Aires protégées dans le bassin du Congo : un échec pour les peuples et la biodiversité ? ». Cette étude, qui passe au crible 34 aires protégées du bassin du Congo, révèle que les activités de conservation engendrent de nombreux conflits et violations des droits de l’homme et viennent sévèrement compromettre les moyens de subsistance de populations locales, tout en ne parvenant pas à empêcher le déclin de la biodiversité.
  • La publication en 2017 d’une étude de cas approfondie sur deux parcs nationaux de République du Congo, rassemblant des témoignages de la part de membres des communautés locales ainsi que des recommandations pour le gouvernement et les agences dédiées à la conservation.
  • Le lancement en 2017 de Rainforest Parks & People, une base de données interactive sur les impacts des aires protégées sur les communautés vivant dans le bassin du Congo.
  • La réalisation d’un film court sur les communautés forestières touchées par la réserve de Tumba Lediima en République démocratique du Congo.
  • La réalisation d’une série de vidéos explorant différents enjeux liés à la conservation dans le bassin du Congo.
  • Le lancement de Conservation Watch en septembre 2016. Géré par Chris Lang et financé par la RFUK, le site vise à faciliter une discussion sur les conséquences réelles des politiques et pratiques de conservation sur les communautés dans les pays du Sud.

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À PROPOS

Ce rapport se fonde sur des recherches effectuées en République du Congo par nos partenaires locaux, principalement au sein de six communautés forestières vivant à l’intérieur ou à la périphérie des parcs nationaux de Conkouati-Douli (PNCD) et de Nouabalé-Ndoki (PNNN).

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